Psychose de Robert Bloch


Au printemps dernier, nous découvrions la nouvelle série américaine Bates Motel en référence à Norman Bates, personnage du célèbre Psychose d'Alfred Hitchcock. (Une série qui nous a agréablement surprise et qui a su se servir intelligemment du personnage pour en faire quelque chose de subtil...à voir dans la saison 2)

Comme le rappelle François Guérif dans ses entretiens, Pyschose livre a été étouffé par Pyschose film. Truffaut est coupable quand il dit à Hitchcock : "Vous êtes un génie, vous avez pris un matériau indigne et vous l'avez transformé en chef-d'oeuvre". D'ailleurs Bloch en avait gros sur la patate. Pourtant Hitchcock lui-même a déclaré plus tard que tout le film était dans le roman. 

Pyschose - Robert Bloch - Le point (2013)

Et effectivement tout y est. Si ce n'est que dans le roman de Robert Bloch, Norman Bates est physiquement plus gras et adipeux que celui incarné par Antony Perkins dans le film. Même si à la lecture, je n'ai pu m'empêcher d'avoir des images du film en tête, je dois reconnaître que j'ai réussi à être captivé et bluffé par le roman. La schizophrénie de Norman Bates est effrayante. L'effet de surprise de la fin du roman est évidemment moins percutante quand on la connaît (ah bah ça c'est sûr me direz-vous) mais cette fin n'en reste pas moins bien amenée.   


Les éditions Moissons rouge avaient eu la riche idée de rééditer le livre dans une nouvelle traduction il y a deux ans (voir la chronique de Black Novel qui m'avait donné très envie à l'époque). Ils proposent une introduction très intéressante (reprise dans l'édition de poche) sur un fait divers horrible dont s'est inspiré Robert Bloch pour son histoire. Celui d'un boucher Ed Gein connu par tous dans un bled paumé, qui a tué plusieurs personnes de la région pendant des années sans se faire prendre. Tout simplement incroyable et hallucinant.  

Pyschose - Robert Bloch - Le point (2013).
Du même auteur sur ce blog : Le crépuscule des stars, Monde des ténèbres.


Commentaires

roijoyeux a dit…
le film est fascinant, j'ai lu le livre il y a quelques semaines Truffaut est injuste, mais Hitchcock a été génial de prendre un Norman Bates jeune et séduisant et de faire croire que Marion Crane est l'héroïne du film !
Guillome a dit…
bien vu pour Marion Crane, je l'avais pas perçu sous cet angle ! merci !