dimanche 14 décembre 2014

An evening at the buddies lounge - special Noël

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Rita Aarons, wife of the photographer, swimming in a pool festooned with floating baubles and a decorated Christmas tree in Hollywood, 1955. Photo by Slim Aarons. Vintage Los Angeles facebook

jeudi 11 décembre 2014

The two faces of January de Patricia Highsmith

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C'est encore le hasard qui m'a fait tomber sur ce bouquin (écrit en 1964) dans une librairie de Tours il y a quelques jours. La couverture m'a plu. Et puis cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un roman de Patricia Highsmith. Très bon timing pour ce roman que j'ai eu envie de retrouver chaque soir après une journée de boulot (trop) bien remplie.

Fuyant leur pays au risque de se retrouver en prison, un couple d'américains se retrouve en Grèce dans la peau de simples touristes. Sur le point d'être démasqués, le mari, Chester Mac Farlant tue accidentellement un policier. Ils vont être miraculeusement aidés par Rydal Keener, un jeune américain qui observait ce couple depuis quelque temps...Ces trois personnages vont être liés malgré eux plus de temps qu'ils ne l'auraient souhaités.

Décidément, Patricia Highmisth fait la part belle aux personnages doubles, troubles et ambiguës. Dans L'inconnu du Nord-Express (1950), deux hommes vont échanger leurs meurtres à accomplir, dans Le talentueux Monsieur Ripley (1955), celui-ci prend l'identité d'un autre. 

Ici, elle déploie une nouvelle fois tout son talent pour une solide intrigue qui se complexifie peu à peu, avec des personnages à la psychologie travaillée. Très subtile et convaincante, elle emmène son lecteur dans les ruines de la Grèce antique en explorant les deux faces du dieu Janus (le mois de janvier dans l'antiquité) à travers deux hommes au destin lié.

Si la couverture du roman est celle du film sorti cette année, il convenait de voir cette adaptation après lecture. Si celle-ci prend certaines libertés quant au scénario de départ, elle n'en reste pas moins assez fidèle même si elle apparaît plus manichéenne que le roman (Bah oui, pas très étonnant, mais bon...).

Une distribution alléchante (Viggo Mortense, Kristen Dunst et l'irrésistible Oscar Isaac) pour un film qui se laisse regarder avec plaisir qui n'est pas sans rappeler Plein soleil (ok de loin...mais quand même). La bande son signée Alberto Iglesias (le talentueux compositeur des films de Pedro Almodovar) n'a pas été pour nous déplaire.

mercredi 10 décembre 2014

Órói (Jitters) by Balvin Z

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Lors d'un voyage en Angleterre, Gabriel, 16 ans, se lie d'amitié avec son colocataire Markus, un adolescent rebelle et fascinant. De retour en Islande, ses amis sentent bien que quelque chose a changé... Ils s'apprêtent à vivre un été qui va les faire grandir et les transformer à jamais. Entre un père recherché, des amours heureuses ou contrariées, des soirées arrosées, des rencontres décisives et des amitiés fidèles, ils tentent ensemble de comprendre qui ils sont et de trouver leur place. Avec toute l'énergie d'un premier film, "Jitters" dresse un portrait tourbillonnant, coloré et moderne de la jeunesse d'aujourd'hui.(source)

Un très beau film sur l'adolescence, sur les premières fois...Des portraits d'une grande justesse. Une très belle surprise pour ce premier film venu d'Islande.


dimanche 30 novembre 2014

Etienne Daho - Diskönoir Tour

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La notte...la notte...C'est sur les dernières paroles de Week-end à Rome chantées à cappella avec le public qu'Etienne Daho disparu hier soir définitivement de la scène du Vinci de Tours, après un troisième rappel.

Quel immense plaisir d'applaudir de nouveau Monsieur Daho, depuis la dernière fois en 2001 lors de la tournée qui a suivi l'album Corps & Armes Ayant été obligés, à regrets, de se faire rembourser nos places pour une date à l'Olympia prévue en avril dernier et reportée en novembre...nous attendions avec impatience cette date en province. 


La tournée Diskönoir Tour s'approchant de la fin, le concert est rodé. Le chanteur apparaît en grande forme, toujours aussi smooth et d'une grande humilité. Hier soir (comme d'autres dates j'imagine), il n'aura pas été avare en paroles entre les chansons. Anecdotes sur la naissance de certains titres, quelques blagues pour annoncer le titre suivant...Daho est à son aise et en communion avec un public très chaud. Après l'introduction Satori thème, Daho débute le show avec Des attractions désastre...et le public se lève de son siège instantanément...sans se rasseoir de toute la soirée. Ça danse, ça crie, ça applaudit pendant plus d'1h30.

Les chansons de l'innocence retrouvée

Daho a soigné la tracklist de cette tournée, n'oubliant aucun album de sa discographie, faisant la part belle à ses tubes des années 80. Alors que le cd live vient de sortir le 24 novembre dernier, j'étais un peu inquiet de n'y voir figuré que les quatre singles du dernier album. Inquiétude rapidement dissipée avec notamment Les torrents défendus que j'attendais tant ou Le baiser du destin. La version de L'invitation, très proche sa version démo, très rock, est excellentissime. Coup de coeur aussi pour Bleu comme toi, dont le public connaît les paroles sur le bout des doigts. Au deuxième rappel, il interprétera Il ne dira pas dans une nouvelle version très surprenante.

Des heures hindoues
Etienne nous confie quà ses débuts en 1979, son premier vrai concert (sans compter ses concerts dans des bars où le public comme le chanteur étaient plus ou moins alcoolisés) a eu lieu à Tours...il est plus que ravi de chanter de nouveau dans cette ville...évidement le public explose de joie...

Ouverture, my favourite song

Nous repartons du concert, des étoiles pleins les yeux, émus, heureux comme vous pouvez l'imaginer. 

Sur le facebook officiel de l'artiste - en date du 02 décembre 2014 :
Tours, Le Vinci. La salle est proche de celle de Nantes, donc pas de réadaptation brutale. Le public est incroyablement chaud dès le début, y compris pour les nouvelles chansons ou les titres plus confidentiels. Le concert passe en deux secondes et termine en apothéose une semaine démente. Pleins d’amis passent nous voir dans le bus après le show. Le public se masse autour du bus et nous fait des signes, nous envoie des baisers. Quelques uns montent, me disent leur plaisir que leur procure le show. Vraiment sweet.

édition deluxe du cd  Diskönoir live
Alors ce matin, en rédigeant cet article le cd live tourne en boucle. S'il reflète évidemment cette tournée, force est de constater que le cd est à mon goût un peu décevant et surtout trop court (1h15). 

L'édition deluxe est un foutage de gueule : les titres sont étrangement répartis. En effet, les trois deniers titres du concert figurent sur le deuxième cd, alors qu'ils auraient pu loger sur la première galette (comme c'est le cas pour l'édition standard), ce qui casse un peu le rythme dans son écoute. Les fans se contenteront de trois titres bonus enregistrés à la salle Pleyel. L'objet quant à lui  (format digipack carré) est en cohérence avec les rééditions des albums de Daho, ce qui est plutôt apprécié, mais service minimum concernant le livret (pas de photos).  

Quelle idée bizarre d'avoir choisi d'enregistrer la première date à la cité de la musique en juillet 2014. Véritable choix artistique ou business oblige (un cd sous le sapin de Noël?) Sur son facebook, le chanteur précise : L’émotion et la tension de la première fois sont palpables. Très émouvant pour moi. Le son est net et précis. L’énergie et le tracklist sont sensiblement différents de ce que nous faisons aujourd’hui. Le concert enregistré à Londres et qui fera l’objet d’un film et d’un documentaire, diffusés sur Arte, sera identique aux concerts que nous donnons actuellement. Alors espérons la sortie d'un dvd live au printemps prochain...
Malgré ses quelques réserves et critiques de fan, ce live est d'une grande énergie, à l'image de l'homme de scène. Les titres sont réorchestrées, remis au goût du jour, et s'en voient bonifiés. 

45 tours blanc Soleil de minuit - mise à jour 06 déc.
La sortie prochainement du single live Soleil de minuit en 45 tours est une superbe idée. Écarté à l'origine de son premier album Mythomane en 1981, figurant dans la BOF du film Désordre en 1986 et sur le cd rare Collection, il est remis à l'honneur en 2014 dans une très belle version. Ce choix n'est pas anodin lorsqu'on a appris hier soir par le chanteur que ce titre lui était souvent demandé lors de ses concerts.

Pour finir, voici des extraits du concert (un grand merci à Christophe Salmon)

jeudi 27 novembre 2014

Cassady et Kerouac : la lettre miraculée

4 commentaires:
Ce matin sur l'Avenue, c'est avec une tasse de thé à la main que je découvre cet article du monde sur cette incroyable découverte : Une lettre de 18 pages, signée par Neal Cassady destiné à son ami Jack Kérouac. Une envie instantanée de replonger dans la lecture de Sur la route...
 

Son destinataire, Jack Kerouac (1922-1969), la surnommait la « lettre Joan Anderson », en référence à la femme avec qui le voyou magnifique de Denver avait eu une liaison érotique, le temps d’un week-end et qu’il mentionne dans ce récit rédigé sous psychotropes. Soixante-cinq ans après sa disparition, c’est une « pièce phare de la littérature de la Beat Generation », selon les termes de Joe Maddalena, PDG de la maison d’enchères Profiles in History, spécialisée dans les documents autographes et livres rares, qui refait surface à la surprise générale. Ecrite le 17 décembre 1950, elle était, en effet, considérée comme perdue.
Lorsqu’il la reçoit, Kerouac travaille au manuscrit de Sur la route. La découverte de la prose spontanée de son ami Neal Cassady est un choc. Mieux, une œuvre vouée à « faire se retourner Melville, Twain, Dreiser, Wolfe, ou je ne sais qui, dans leurs tombes », dira-t-il plus tard. Exit la première ébauche, plutôt classique, de Sur la route. Subjugué par le style de ce repris de jsutice rencontré quatre ans plus tôt – une façon d’écrire qui s’apparente à un flux verbal–, il recommence tout en avril 1951. Et boucle son récit en trois semaines.



Une lettre hallucinée longtemps disparue.
  
Kerouac n’a jamais fait mystère de la dette qu’il avait contractée à l’égard de Neal Cassady, personnage central de Sur la route, roman-manifeste de la « Beat Generation », édité en 1957, et de ses livres suivants, sous les pseudonymes de Dean Moriarty ou Cody Pomeroy. Mieux, il regrettait que cette lettre hallucinée, si décisive dans la genèse de son œuvre, pionnière de la « Beat Generation », eut sombré corps et biens. Il en imputait la faute à leur ami commun, Allen Ginsberg. Celui-ci l’aurait confiée, en vue de la faire publier, à un agent vivant sur une péniche amarrée près de San Francisco, lequel, par mégarde, l’aurait fait tomber à l’eau. L’intéressé, Ged Sterm, a toujours démenti cette version. A raison.
En réalité, la lettre avait été expédiée à Golden Goose, une petite maison d’édition indépendante, à San Francisco. Celle-ci fit faillite fin 1954 et toutes les archives (courriers, livres, comptabilité) furent détruites, ou presque. Car un voisin, exploitant d’un petit label de musique, récupéra quelques cartons qu’il entreposa chez lui. « Mon père ne savait pas qui était Allen Ginsberg, il ne connaissait pas Cassady, il ne faisait pas partie de la scène Beat, mais il aimait la poésie », a déclaré Jean Spinosa, qui a exhumé ce trésor en vidant la maison familiale en 2012.
En 2001, le manuscrit original de Sur la route a été adjugé à 2,4 millions de dollars. Jerry Cimino qui dirige, à San Francisco, le Beat Museum où s’est tenue la conférence de presse de la maison d’enchères, espère que le futur propriétaire de la « lettre Joan Anderson » la fera publier, mieux, qu’il en fera don à son établissement.


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